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Le
Quadrillage du Terrain
La
première chose à faire pour gérer
un projet difficile consiste à recenser les acteurs
et à mesurer leur contribution potentielle au
projet. On dit alors que l’on dessine « le
champs des acteurs ».
Or le défaut commun est de ne considérer
comme acteurs
du projet,
que les personnes qui s’imposent d’elles-mêmes et d’en
oublier beaucoup d’autres dont on sous estime l’utilité.
La recherche d’acteurs utiles (les alliés) peut se révéler
favorable au projet.

Le quadrillage consiste à connaître
l’opinion des acteurs du projet et leur niveau d’implication.
C’est à la fois un moyen de connaissance du terrain
et un moyen d’agir sur le terrain.
Mesurer la socio-dynamique des acteurs
Comment
juger qu’une
personne est un acteur allié ou au contraire que c’est
un acteur opposant ? Ce point est fondamental pour définir
la stratégie à adopter.
Jean-Christian
Fauvet propose un outil simple et efficace qui permet de mesurer
l’implication
d’un acteur par rapport à un projet et d’identifier
ses alliés. Cet outil s’appelle la socio-dynamique.
Le principe est simple : se concentrer sur ce qui fait le changement, à savoir
l’énergie que les acteurs lui consacrent. Plus précisément,
cela consiste à s’intéresser à l’énergie
que chaque acteur consacre à un projet.
Les acteurs se divisent
entre :
- ceux qui consacrent beaucoup d’énergie à notre
projet
- ceux qui ne lui consacrent pas beaucoup d’énergie.
Or
l’énergie
consacrée peut être de 2 natures :
- la synergie est l’énergie développée
par un acteur pour un projet,
- l’antagonisme est l’énergie développée
par un acteur contre un projet. Or une
même personne peut-être à la fois synergique et antagoniste
par rapport à un projet donné.
La synergie et l’antagonisme d’un acteur peuvent se mesurer
sur une échelle de +1 à +4 et -1 à -4.

Il
existe 8 grands types d’attitudes sociodynamiques.
Les
acteurs avec lesquels il faut travailler : les alliés
- Le Triangle d’or : leur synergie
fait avancer le projet, mais ils ont suffisamment d’antagonisme
pour garder du recul par rapport au projet et proposer des améliorations.
Ils sont prêts à s’impliquer mais pas à n’importe
quelles conditions.
- Les engagés : ils ont
une forte synergie par rapport au projet et aucun antagonisme.
Ils adhèrent sans retenue au projet. Ils attendent néanmoins
des ordres, des objectifs et des délais.
Les
acteurs à convaincre
: ce sont eux qui feront basculer le projet
- Les hésitants : ils
sont assez impliqués. Selon les circonstances,
ils soutiendront le projet ou au contraire ne le soutiendront
pas. On notera que l’hésitant n’est
pas un indécis. C’est au contraire quelqu’un
d’impliqué.
- Les passifs : ils
ont une synergie et un antagonisme faible.
On les appelle souvent " la majorité silencieuse".
C’est la typologie la plus généralement
répandue. Quel que soit le projet, les
passifs représentent entre 40 à 80%
des acteurs. Ce sont eux qui déterminent
comment va pencher le plateau de la balance.
Les
acteurs à contenir
- Les grognons : ils ont une
synergie très faible et un petit antagonisme
- Les opposants : ils ont beaucoup plus antagoniste que synergique,
mais sont sensibles au rapport de force, par opposition aux
révoltés
qui sont insensibles à tout.
- Les révoltés : ils
ont un fort antagonisme et une faible synergie. Leur antagonisme
les amènent à préférer tout perdre
plutôt que de laisser une quelconque chance au projet de
réussir.
- Les déchirés
: ils présentent la caractéristique
rare d’être à la fois très
synergique par rapport au projet et très
antagoniste. Les déchirés sont à la
fois totalement pour le projet, mais pensent
que ce n’est pas comme cela qu’il
faut s’y prendre
La
stratégie des Alliés
Cette
démarche
comprend 7 principes qui consistent à :
1. Recenser ses alliés
- si l’on n’en a pas, il faut s'en créer
2. Evaluer la synergie de ses alliés par rapport à l'objectif
visé
3. Accepter ses alliés tels qu'ils sont
- on a trop tendance à négliger ses alliés, voire à les
rejeter car ils ne sont pas comme on voudrait qu'ils soient
4. Considérer ses
alliés (développer leur jeu commun et leur crédit
d'intention)
- leur donner du pouvoir
- passer une majorité de son temps avec eux
- consacrer une part beaucoup plus importante de son énergie à conforter
et développer ses alliances qu'à se préoccuper de
son adversaire
5. Mobiliser ses alliés
- ne pas dire "je vais faire quelque chose pour toi" mais "tu
vas faire quelque chose pour notre objectif"
6. Utiliser ses alliés pour se faire de nouveaux alliés (en les
faisant agir sur les partenaires instables, les hésitants)
- faire passer vos messages dans un service grâce à vos
alliés (en général, les opposants font de la rétention
d'information)
7. Utiliser ses alliés pour contenir ses opposants
- leur fournir des arguments et des conseils pour contrer les opposants
La Gestion Dynamique des Evénements® (GDE)
L’énergie
que les acteurs sont prêts à consacrer au projet
dépend de l’opinion qu’ils s’en font.
Or, chaque jour qui passe amène de nouvelles actions et
de nouvelles réactions. Il faut alors « adapter » le
projet et sa communication aux réalités du terrain
et du moment.
La
Gestion Dynamique des Evénements est un dispositif permettant la mobilisation
des hommes par le pilotage et la conduite des principaux événements
du projet.
Cet outil de vigie sociale
et économique est mis en place dès le début
du projet et va l’accompagner pendant toute la durée
de sa mise en oeuvre.
Il permet :
- de remonter en permanence les opinions sur la perception du projet
par les différents acteurs impliqués dans sa mise en œuvre
: au travers des différents événements qui jalonnent
la mise en place du projet,
- d’identifier les facteurs critiques, de décider des actions
ponctuelles à mener et de mobiliser les équipes sur leur
réalisation,
de communiquer sur les actions menées et leur résultat
de façon à matérialiser l’avancement du projet.
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